Dessins 2001 – 2003 / D’obscénité et de fureur

Je pars de l’intime pour parler au plus grand nombre, l’intimité du corps devient un corps social. Quant à ma violence, elle s’exprime par des moyens pacifistes.

Patrick Lefur
Ce que l’on peut voir, d’emblée dans votre travail, c’est cette lutte pour la vie ou, tout du moins, la survie, la domination, le cannibalisme ou l’entre-dévoration,  Tout apparaît convulsif, torturé dans cette série…

Fred Kleinberg
Je m’intéresse ici à la chair incarnée. Je peins pour poser des questions, non pour donner des réponses, c’est un constat d’urgence. Quant au mot torture, je ne l’aime pas… Je ne  fais pas une peinture « torturée » mais de la peinture en tension. Une peinture de réaction. Je fouille du pinceau le corps touché, meurtri, putréfié par l’expérience. Alors, parfois j’entends dire « votre peinture est dure, très violente ! » et je réponds toujours et encore qu’il suffit de feuilleter un magazine, de regarder la télévision pour constater que la réalité l’est davantage. Je suis bien en dessous de la violence du monde en général, de la violence de l’image au quotidien en particulier.

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